Naturisme, nudisme ?
Ma découverte du naturisme n'est pas le fait du hasard. C'est l'aboutissement d'une envie, d'une volonté mûrie depuis des années. J'y ai réfléchi, j'y ai pensé, je m'y suis préparé. J'aurais pu, j'aurais du le découvrir plus tôt. Les circonstances de ma vie, mon environnement, ma situation familiale, mon éducation m'en ont en quelque sorte empêché. J'ai, à force de réflexion, décidé de franchir le pas, seul. Certains ont besoins d'y être amenés, d'être guidés, initiés. Je n'ai pas, à ma connaissance, d'amis naturistes et donc pas d'opportunité dans ce sens. Il me fallait donc, soit y renoncer, ce que j'ai fait pendant longtemps, soit m'organiser pour entreprendre cette démarche finalement très personnelle.
Cette idée s'est finalement concrétisée ce mercredi 24 mai 2005. Je n'avais jamais, jusqu'il y a quelques semaines, envisagé de prendre cette initiative seul. Cela me paraissait compliqué voire délicat. Beaucoup de centres ou de clubs naturistes n'acceptent pas les hommes seuls. J'ai finalement choisi la solution la plus simple : une plage autorisant cette pratique. J'y suis allé, m'y suis mis nu, complètement nu, et m'y suis immédiatement senti bien.
J'aimerais, bien sûr, partager ces nouvelles sensations avec quelqu'un. L'idéal étant que cela soit ma compagne. Ce n'est pourtant pas une décision facile à prendre ni une envie facile à faire partager. C'est une conception que j'ai longuement mûrie et je ne me vois pas l'imposer sous le simple prétexte d'y avoir, moi-même, finalement adhéré.
Cette "pratique", telle que je l'ai connue et avec ma très modeste expérience est saine, bénéfique, plaisante. Elle est pratiquée par des personnes ayant manifestement toutes leurs facultés intellectuelles. Elles se mettent nus parce qu'elles s'y sentent bien et y trouvent un plaisir sain. Comme je les comprends, maintenant ! Les voyeurs, les "mateurs" sont facilement reconnaissables : ils sont, le plus souvent, habillés et plus gênés que les personnes nues. Il m'est arrivé, lors de ma courte expérience en milieu naturiste, de croiser des personnes, au bord de l'eau, qui n'étaient pas nues et pourtant de ne ressentir aucune gêne. C'est vraiment dans la tête que ça se passe.
Peu importe les voyeurs, s'il y en a. Dans la plupart de ces endroits le naturisme n'est que toléré; ils faut donc aux naturistes tolérer ces intrus qui choisissent, on ne sait pour quelle raison, de fréquenter une plage souvent difficile d'accès, réputée naturiste et d'y rester habillés !?
Je suis convaincu, depuis longtemps, des bienfaits de ce que certains considèrent comme un art de vivre et l'appliquent, au-delà de leurs périodes de congés, à leur vie de tous les jours. Je ne me sens pas immédiatement prêt à franchir le pas du nudisme au naturisme. J'y réfléchi cependant de plus en plus.